Aller au contenu principal
Page institutionnelle

Site de surveillance démographique et sanitaire

Présentation historique du Système de Surveillance Sanitaire et Démographique de Taabo, plateforme de recherche du CSRS.

Implantation et origine du HDSS

Le Système de Surveillance Sanitaire et Démographique de Taabo est une station de recherche du Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire située dans le centre-sud du pays, à environ 150 km au nord-ouest d’Abidjan. Le HDSS a commencé ses activités au début de 2009 ; la zone du lac artificiel de Taabo a été retenue pour ses caractéristiques éco-épidémiologiques.

Depuis sa création, les recherches ont notamment porté sur le contrôle intégré des maladies liées à l’eau, dont la schistosomiase et le paludisme. La page historique indique que le HDSS a produit des données sur l’impact d’interventions ciblant ces maladies et d’autres maladies tropicales négligées.

Le périmètre décrit couvre une petite ville, treize villages et plus de cent hameaux. À la fin de 2013, l’archive recensait 42 480 habitants et 6 707 ménages sous surveillance ; des autopsies verbales étaient réalisées pour déterminer les causes de décès.

Surveillance, enquêtes et interventions

Des enquêtes épidémiologiques transversales répétées portant sur environ 5 à 7 % de la population, ainsi que des enquêtes hématologiques et parasitologiques accompagnées de questionnaires, ont été menées. Le HDSS fournit une base de données pour les enquêtes, facilite la recherche et la surveillance interdisciplinaires et sert de plateforme d’évaluation des interventions sanitaires.

La plateforme actualise en continu des informations sociodémographiques sur une population de plus de 40 000 habitants, principalement rurale. Son équipe interdisciplinaire réunit des démographes, statisticiens, gestionnaires de bases de données, enquêteurs de terrain et opérateurs de saisie. La participation à la surveillance de routine est décrite comme très élevée, dépassant parfois 95 %.

Le lien avec le système de santé facilite les interventions et le retour d’information aux autorités sanitaires. Les partenariats mentionnés donnent accès au laboratoire de l’hôpital public de Taabo ainsi qu’aux laboratoires du CSRS, de l’Université Félix Houphouët-Boigny et du Swiss TPH à Bâle.

La page indique enfin que le site peut accueillir des essais cliniques évaluant l’efficacité et la sécurité de médicaments antihelminthiques, ainsi que le suivi du rapport coût-efficacité d’interventions contre les maladies tropicales négligées, le paludisme et d’autres enjeux de santé publique.

Recherche, formation et qualité des données

Le HDSS est resté actif pendant la crise sociopolitique qui s’est prolongée jusqu’en 2012, ce qui a permis d’étudier ses effets sur les populations déplacées à l’intérieur du pays. La plateforme soutient également l’enseignement et la formation d’étudiants en master, de professionnels de santé, de doctorants et de postdoctorants issus de disciplines et de cultures diverses.

Des mécanismes de contrôle de la qualité sont documentés : supervision régulière des données de terrain, double saisie par des opérateurs indépendants et vérifications successives de cohérence interne.

Difficultés et enseignements documentés

L’archive identifie plusieurs difficultés : viabilité financière à long terme, sous-utilisation de la base de données pour certaines analyses et comparaisons avec d’autres sites du réseau INDEPTH, et collecte parfois difficile d’échantillons sanguins pour des projets spécifiques.

Trois piliers

Le HDSS de Taabo est présenté comme le premier système de ce type en Côte d’Ivoire. Il repose sur trois piliers : la surveillance démographique, les interventions sanitaires, et l’évaluation et la recherche scientifique destinées à renforcer les données probantes locales.

Implanté dans un système socio-écologique diversifié couvrant des zones rurales et urbaines, le site permet d’étudier les maladies infectieuses et chroniques, la nutrition et les modes de vie. Sa spécialité historique porte sur les maladies tropicales négligées — filariose lymphatique, schistosomiase et géohelminthiases — ainsi que sur les maladies hydriques.